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Les chroniques d'Altaïr #1

  • Photo du rédacteur: UltiMag
    UltiMag
  • 10 nov. 2019
  • 3 min de lecture



Au cours de la semaine,il s'est produit des événements extraordinaires. Les élèves de la Terminale, en rangs serrés, sacs au dos,ont passé un après-midi sous un soleil de plomb. Ils suaient à grosses gouttes,les pauvres. Le lendemain matin,ils n'étaient pas habilités à rentrer en classe. Cette affaire,si énergiquement entamée,a, malheureusement, fini en queue de poisson.

Les nouvelles se propagent comme la poussière dans l'air. J'ai eu vent d'un renvoi définitif. Il s'agit d'une élève de Troisième : elle a lâché une blague de mauvais goût que le directeur n'a pas aimé. Elle a payé sa peccadille d'une expulsion. N'est-ce pas vrai que tout dans la vie a un prix ? Elle l'a appris à ses dépens. Le droit de s'exprimer sans ambage est aboli !

La classe était tellement bruyante que le professeur,ébahi, a dû intervenir de façon énergique. Les blagues pleuvaient sur un de nos camarades. Les voix sonores et les rires remplissaient les enceintes de la salle de classe. Le vacarme cessa net. Le calme revenu, les élèves observent un silence de mort. Le professeur Bahon profite pour débiter à ceux qui veulent l'entendre des explications sur la dérivée d'une fonction sinus.


Deux élèves manquent à l'appel,ce matin. L'un était supposé malade. On avait aucune nouvelle de l'autre. Un soleil de plomb frappait avec ses rayons la toiture du bâtiment,faisant place à une chaleur suffocante qui décuple l'énergie de parler des élèves. Le crépitement des tôles me tire d'une rêverie et me rappelle aussi que les solides tel le fer se dilatent.

La semaine qui suit passe, rapide comme l'éclair. Période carnavalesque. Congé assuré. Travail négligé. " Ils ne suivent même pas.Ils se voient déjà au carnaval", a soupiré M. Vallières ,professeur respecté et adulé, qui a cherché en vain l'attention de ses élèves.


La cour de l'école a été le théâtre d'un spectacle  inédit. Un carnaval à nul autre pareil,avec déguisement et défilé, y a été organisé. Des couleurs jetaient partout leurs éclats. Parmi elles,le golden prédominait. Le son, fourni par une compagnie venue je ne sais d'où,faisait rage. J'étais,à maintes reprises,obligé de boucher mes oreilles en y introduisant l'index de chaque main. Un son d'une brutalité à crever les tympans répandait  sur le voisinage une méringue carnavalesque.                                                                                                                                                                                                                                                                      Journée internationale de la femme. Mes camarades l'ont marquée de fort belle manière. Et sans mentir,c'était la première fois que je les ai vus agir avec tant de tact et de civilité. Ils ont appliqué sagement un baiser sonore sur les joues de chaque fille et leur ont chuchoté de gentils mots aux oreilles.


L'approche des examens plongent les élèves dans un perpétuel qui-vive. Ils se lamentent, étudient pour ne rien retenir, travailler dans le seul but de tuer le temps et d'échapper à l'angoisse. A l'instar des forcenés,ils se donnent corps et âme pour réussir. Et si après tant d'efforts,le succès ne se présente pas, ils n'auront pas pour autant de regrets.

La classe était tellement bruyante que le professeur assiste à ce spectacle,ébahi. Les blagues pleuvaient sans arrêt  sur un de nos camarades. Les voix se font sonores. Les rires fusaient de toutes parts. Le calme revenu, les élèves observent un silence total. Le professeur débite à ceux qui veulent entendre des explications. Certes, les corps des apprenants assuraient leurs présences tandis que leurs esprits vagabondaient devant la devanture du bar. Il était près de midi.

Le son de la cloche retentit. Tels des automates,mes condisciples se ruaient vers la sortie afin de s'approprier les premières places d'achat. Ils se précipitaient. Gare aux  plus jeunes !  Arrivés au bar,ils poussent;ils veulent acheter en premier même s'ils sont les derniers arrivés. Véritable gâchis. À grand renfort de mouvements brusques,certains sont vite servis et se retirent avec un air joyeux. Les autres,tantôt impatients, tantôt mécontents, hurlent à user leurs cordes vocales. C'est ainsi que chaque jour se déroulent sous mes yeux d'observateur ce phénomène frustrant.

Mais où est la direction ? Certains membres, quand ils passent près du bar,affectent d'y mettre un peu d'ordre. Puis,ils continuent à vaquer à leurs occupations comme si tout se passait à merveille après leur départ.

Entre-temps,j'ai été retenu.


Altaïr est un élève touché dans sa fragilité, occupé à panser ses plaies, avide de se développer. Il tient prioritairement à vous conter son chemin de croix. Dans cette chronique, vous ne trouverez pas toujours des histoires amusantes bien agencées. Cela ne déconcertera pas le lecteur averti qui en vaut deux. Ceux qui cherchent un récit bien construit n'iront pas au bout de cette chronique.

Altaïr vous fait percevoir les difficultés, les folies,les espoirs et les joies d'un jeune chaleureux tentant de se concocter un avenir.

Une toute dernière précision essentielle, l'auteur ne raconte pas sa vie, mais à travers cette chronique, il se glisse doucement dans la peau du jeune héros.


Par Wislin Altaïr PREVIL

©️UltiMag


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